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Lecture facile

Les programmes en phrases simples

Le programme de chaque candidat, raconté simplement mais en entier : son parcours, puis ce qu’il propose sujet par sujet, avec les chiffres quand il y en a et la mention du silence quand il n’a rien publié. Des phrases courtes, des mots de tous les jours, aucun jargon. Vous pouvez aussi écouter chaque texte.

Portrait de Nathalie ArthaudNathalie ArthaudLutte ouvrière

Son parcours

Nathalie Arthaud est née en 1970. Elle est professeure d'économie et porte-parole de Lutte ouvrière depuis 2008.

Elle s'est déjà présentée trois fois : en 2012, 2017 et 2022, avec un peu plus de 0,5 % des voix à chaque fois.

Elle ne publie pas de programme de gouvernement. Elle dit que le vote ne suffit pas et qu'elle compte sur les grèves : sa candidature sert à porter des revendications.

Ses points clés

  • Pouvoir d'achat

    C'est le cœur de sa campagne. Aucun salaire, aucun revenu, aucune pension ne serait inférieur à 2 200 euros net par mois. Elle demandait 2 000 euros au printemps 2026, puis 2 200 en août. Les salaires suivraient automatiquement les prix : si les prix montent, les salaires montent.

  • Travail

    Les licenciements seraient interdits. Le travail existant serait réparti entre tous, pour qu'il n'y ait plus de chômeurs.

  • Retraite

    Aucune pension ne serait inférieure à 2 200 euros net. Elle n'a pas précisé d'âge de départ dans ses prises de position de 2026.

  • Économie

    Elle veut prendre sur les profits des grandes entreprises pour financer tout le reste. Elle propose de confisquer les superprofits de TotalEnergies. Elle défend l'expropriation de la grande bourgeoisie et la propriété commune des usines et des machines. Elle critique les « plus de 200 milliards d'euros d'aides publiques » versées chaque année aux entreprises.

  • Immigration

    Tous les sans-papiers seraient régularisés. Elle défend la liberté de circuler et de s'installer pour chacun, et refuse ce qu'elle appelle l'« Europe forteresse ».

  • Santé

    Elle veut financer les hôpitaux, les écoles et la lutte contre les incendies plutôt que l'armement. Elle dénonce des « cliniques pour riches et des hôpitaux pour pauvres ». Elle n'a pas publié de mesure chiffrée.

  • Défense

    Elle refuse la hausse du budget de l'armée et le retour du service militaire. Elle est contre l'envoi de soldats français en Ukraine.

  • Budget de l'État

    Pour elle, la dette de l'État est celle des grandes entreprises, et c'est à elles de la payer. Elle ne publie pas de trajectoire budgétaire.

  • À savoir

    Elle refuse d'appeler à faire barrage au Rassemblement national en 2027. Elle ne propose aucune réforme des institutions : selon elle, les élections ne changent pas la société, les luttes le peuvent.

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Portrait de François AsselineauFrançois AsselineauUnion populaire républicaine

Son parcours

François Asselineau est un ancien haut fonctionnaire, inspecteur général des finances. Il a été conseiller de Paris de 2001 à 2008.

Il préside l'Union populaire républicaine, qu'il a fondée en 2007. Il n'a jamais été ministre ni parlementaire.

Il a obtenu 0,92 % des voix en 2017, et n'a pas réuni les 500 parrainages en 2022. Il a déclaré sa candidature le 21 mars 2026 ; son programme 2027 est annoncé en préparation, et les positions ci-dessous viennent du programme 2022 toujours en ligne.

Ses points clés

  • Europe

    C'est le cœur de tout son projet. Il veut sortir de l'Union européenne, de l'euro et de l'OTAN en activant l'article 50 du traité, sans négociation préalable. La France reviendrait à une monnaie nationale, un nouveau franc. Il veut arrêter le soutien financier et militaire à l'Ukraine et lever les sanctions contre la Russie. Il propose des « partenariats équilibrés » avec la Russie et la Chine, et un rapprochement avec les BRICS.

  • Budget de l'État

    Il annonce 27 milliards d'euros d'économies par an. Le plus gros poste est la fin des cotisations à l'Union européenne : 12 milliards. S'y ajoutent l'OTAN, la suppression des conseils régionaux et la fin du CICE pour les grandes entreprises. Le nombre de parlementaires baisserait de 35 %, celui des conseillers départementaux de moitié. Il compte aussi récupérer des dizaines de milliards sur la fraude fiscale et sociale.

  • Pouvoir d'achat

    Le SMIC augmenterait de 24 % sur cinq ans, soit environ 4,4 % par an. Les salaires des soignants, policiers, gendarmes, militaires et enseignants seraient revalorisés en premier. Il veut baisser la TVA sur les produits courants, et créer deux tranches d'impôt sur le revenu au-dessus de 250 000 et 500 000 euros.

  • Santé

    Le budget des hôpitaux publics augmenterait de 15 % dès le premier budget. Il veut rouvrir 30 000 lits, dont 25 000 en réanimation et soins intensifs, et arrêter les fermetures d'hôpitaux et de maternités. Dans les déserts médicaux, les actes des médecins seraient payés 20 % de plus. Il veut un pôle public de recherche et de production de médicaments, pour être autosuffisant en dix ans.

  • Économie

    Les cotisations patronales des entreprises de moins de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires seraient réduites de moitié. Il annonce un million d'emplois créés en trois ans, notamment grâce à un franc moins cher que l'euro. EDF, Enedis, La Poste, la SNCF, la RATP, les autoroutes et les barrages seraient renationalisés.

  • Retraite

    Il refuse tout recul de l'âge légal de départ. La durée de cotisation serait plafonnée à 41 ans. La retraite par répartition et un minimum de pension seraient inscrits dans la Constitution. Il refuse la capitalisation.

  • Immigration

    Il veut sortir de l'espace Schengen et rétablir les contrôles à toutes les frontières. Le taux d'expulsions effectives passerait à 75 % minimum, contre moins de 20 % aujourd'hui. Il propose un référendum sur le regroupement familial et le droit du sol.

  • Institutions

    Il veut le référendum d'initiative citoyenne et la reconnaissance du vote blanc. Le président serait élu pour sept ans, les députés pour quatre. Il y aurait 500 députés au lieu de 577, et 100 sénateurs au lieu de 348. Il s'engage à remettre son mandat en jeu à mi-parcours si 14 de ses 27 engagements ne sont pas tenus.

  • Défense

    Le budget de la défense atteindrait 3 % de la richesse nationale en fin de mandat. La dissuasion nucléaire serait maintenue, et les forces redéployées vers l'espace, la mer et le cyber.

  • École

    80 % du temps scolaire serait consacré aux savoirs fondamentaux : français, mathématiques, histoire-géographie, sciences. Les notes et le classement seraient rétablis, les téléphones interdits en classe. Les bourses étudiantes augmenteraient de 25 %, et les repas à 1 euro seraient pérennisés.

  • Agriculture

    Les revenus des agriculteurs augmenteraient de 25 % sur le mandat. Une politique agricole nationale remplacerait la politique agricole commune européenne. Les pesticides dangereux, dont le glyphosate, seraient interdits, avec compensation des revenus pendant la transition. Les élevages en batterie seraient interdits.

  • Logement

    Il veut construire 80 000 logements de plus par an, soit 400 000 sur le mandat. Contre les squats, le délai pour agir passerait de 48 heures à 7 jours, et l'expulsion se ferait en moins de trois mois.

  • Handicap

    L'allocation adulte handicapé augmenterait de 20 %, et ne dépendrait plus des revenus du conjoint. Les entreprises de plus de 500 salariés réserveraient 7 % de leurs emplois aux personnes handicapées.

  • Villes et campagnes

    Les conseils régionaux seraient supprimés, ce qui économiserait selon lui 5 milliards d'euros. Il veut interdire la fermeture des petites lignes ferroviaires et imposer des services publics en zone rurale. L'outre-mer recevrait 15 milliards d'euros d'investissements.

  • Numérique

    Il veut taxer les géants du numérique sur les profits qu'ils réalisent en France. La neutralité d'internet serait inscrite dans la loi, et la surveillance généralisée interdite.

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Portrait de Gabriel AttalGabriel AttalRenaissance

Son parcours

Gabriel Attal a été ministre de l'Éducation nationale, puis Premier ministre en 2024. Personne n'avait été Premier ministre aussi jeune que lui.

Il dirige aujourd'hui Renaissance, le parti d'Emmanuel Macron.

Comme ministre, il avait lancé les groupes de niveau au collège. Comme Premier ministre, il a engagé une réforme de l'assurance chômage, suspendue après la dissolution de l'Assemblée.

Ses points clés

  • École

    L'école est le premier de ses quatre chantiers, avec les salaires, les frontières et l'intelligence artificielle. Il annonce une série de mesures dès la rentrée de septembre 2027. Il veut une pédagogie adaptée au niveau de chaque élève, et davantage de moyens pour les écoles qui accueillent les élèves les plus en difficulté. Il propose d'augmenter le salaire de tous les enseignants.

  • Numérique

    Il veut former 20 millions de personnes qui travaillent à l'intelligence artificielle, en cinq ans. C'est l'engagement le plus chiffré de son programme.

  • Santé

    Il propose une mutuelle publique à 1 euro par jour pour les retraités et les petits salaires. Une mutuelle rembourse ce que la Sécurité sociale ne rembourse pas.

  • Retraite

    Il veut une seule règle de retraite pour tout le monde : un euro cotisé donnerait les mêmes droits à chacun. Les régimes spéciaux, qui donnent des règles particulières à certains métiers, seraient supprimés.

  • Impôts

    Il veut inscrire dans la Constitution l'interdiction d'augmenter les impôts des ménages. Il veut aussi revenir sur les hausses du coût du travail décidées depuis 2024.

  • Travail

    Il fait des salaires sa priorité numéro un. Pour les financer, il annonce des économies sur les aides sociales. Il veut relancer la réforme de l'assurance chômage et revoir le montant des indemnisations.

  • Immigration

    Le Parlement voterait chaque année un nombre maximum d'entrées d'étrangers venus travailler, après avoir consulté les syndicats et le patronat. Il donne la priorité au travail plutôt qu'au regroupement familial.

  • Institutions

    Il veut légaliser la GPA, c'est-à-dire la possibilité pour une femme de porter l'enfant d'un autre couple. Il veut interdire la corrida et la chasse à courre.

  • Logement

    Il a désigné le logement comme un sujet prioritaire lors du débat du 27 août 2026. Il n'a pas encore publié de mesure détaillée sur ce sujet.

  • Écologie

    Il mise sur les énergies qui n'émettent pas de CO2 et sur l'innovation, plutôt que sur de nouvelles obligations.

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Portrait de Delphine BathoDelphine BathoGénération écologie

Son parcours

Delphine Batho est députée des Deux-Sèvres. Elle a été ministre déléguée à la Justice, puis ministre de l'Écologie en 2012 et 2013.

Elle préside Génération écologie depuis 2018 et siège à la commission de la Défense nationale.

Elle refuse de participer à une primaire de la gauche et porte une candidature écologiste indépendante. Son programme présidentiel n'est pas encore publié.

Ses points clés

  • Écologie

    La décroissance est le cœur de son projet : « vouloir sauver la croissance du PIB est incompatible avec la sécurité climatique ». Elle part d'un constat : « il n'y a aucun scénario de neutralité carbone qui ne commence par diviser par deux la consommation d'énergie ». Elle veut questionner les consommations « non vitales » : écrans publicitaires, sèche-linge, data centers, 6G. Elle veut développer l'autoconsommation collective d'électricité, passée de 77 opérations en 2021 à près de 2 000 début 2026.

  • Agriculture

    Elle a déposé une proposition de loi pour abroger la loi Duplomb du 11 août 2025 et rendre définitive l'interdiction des néonicotinoïdes, des insecticides dangereux pour les abeilles. Elle demande le réexamen de toutes les autorisations de pesticides qui ne correspondent pas aux connaissances scientifiques. Elle a voté contre la réautorisation de l'acétamipride en juillet 2026.

  • Santé

    Elle veut développer la « santé environnementale » : qualité de l'eau, de l'air, de l'alimentation, contaminations chimiques. C'est, selon elle, le parent pauvre du système de santé.

  • Sécurité

    Elle revendique « un programme décroissant sur les questions environnementales et ferme sur les questions régaliennes ». Elle a été la seule députée écologiste à voter la loi contre le narcotrafic en 2025. Elle a été secrétaire nationale du PS à la sécurité de 2003 à 2008.

  • Défense

    Elle veut augmenter le budget des armées face aux menaces qui pèsent sur l'Europe. « Soutenir l'effort de défense, c'est un effort pour défendre la paix », dit-elle.

  • Europe

    Elle défend une Europe indépendante, présentée comme une alternative au trumpisme comme aux modèles russe et chinois. Elle s'est opposée à l'autorisation sans limite de durée des pesticides dans le paquet européen Omnibus.

  • Institutions

    Elle a voté pour la loi créant un droit à l'aide à mourir, en juillet 2026. Elle n'a pas publié de position sur la proportionnelle ou le référendum.

  • Économie

    Elle veut remplacer la recherche de croissance par une baisse assumée de la consommation d'énergie et de matières premières. Elle appelle son projet « l'écologie intégrale démocratique ».

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Portrait de Xavier BertrandXavier BertrandNous France

Son parcours

Xavier Bertrand a été ministre de la Santé, puis du Travail, entre 2004 et 2012.

Depuis 2016, il dirige la région Hauts-de-France, dans le nord du pays. Il a créé son propre parti, Nous France.

Il refuse une primaire de la droite et du centre, et annonce sa déclaration officielle pour la fin de 2026. Son programme chiffré n'est donc pas encore publié.

Ses points clés

  • Immigration

    Ce sont ses seules mesures réellement chiffrées. Il veut diviser par trois le regroupement familial, qui permet à un étranger installé en France de faire venir sa famille. Les nouveaux permis de travail délivrés à des étrangers seraient réduits d'un tiers. Les visas étudiants seraient divisés par deux, et réservés aux meilleurs dossiers.

  • Sécurité

    Qui s'en prend à un policier, à un pompier ou à un maire irait automatiquement en prison. La peine serait d'un an minimum, sans aménagement possible. Les peines pour les autres crimes et délits violents seraient alourdies.

  • École

    Il veut supprimer la carte scolaire, qui décide aujourd'hui de votre école selon l'endroit où vous habitez. Les familles pourraient donc choisir l'établissement de leurs enfants.

  • Villes et campagnes

    Sa candidature est construite autour des régions : il parle d'une « France des territoires ». Il veut mieux protéger les maires, avec la peine automatique décrite plus haut.

  • Économie

    Il veut recentrer l'État sur ses missions de base et laisser davantage faire les régions. Il revendique une ligne gaulliste sociale, mais n'a publié aucun chiffrage.

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Portrait de Karim BouamraneKarim BouamraneParti socialiste

Son parcours

Karim Bouamrane est maire de Saint-Ouen-sur-Seine depuis 2020, réélu en mars 2026. Il est socialiste.

Il préside aussi le conseil de surveillance de la Société du Grand Paris. Il n'a jamais été ministre.

Il a annoncé sa candidature le 9 juin 2026 sur France Inter, en dehors de la primaire du Parti socialiste : il refuse d'y participer et cherche 500 parrainages d'élus locaux.

Ses points clés

  • Sécurité

    C'est le domaine où il met en avant le plus d'actions concrètes. La protection des enfants et des femmes est présentée comme une priorité nationale : son site cite plus de 160 000 enfants victimes de violences chaque année. À Saint-Ouen, il a multiplié par dix les effectifs de police municipale et inauguré un commissariat en 2023. Il y a instauré un couvre-feu à 22 heures pour les moins de 16 ans non accompagnés. Il n'a pas publié de chiffre national.

  • Logement

    Il veut baisser la TVA sur la construction et sur l'achat d'un premier logement. Les maires qui ne respectent pas le seuil de 25 % de logements sociaux deviendraient inéligibles.

  • Retraite

    Il veut « déconnecter le travail subi du travail voulu ». Les métiers pénibles permettraient de partir plus tôt. Ceux qui le souhaitent pourraient travailler jusqu'à 67, voire 69 ans. Il ne publie ni âge légal ni calendrier.

  • Santé

    Il propose de réinterroger le remboursement universel des soins, pour le moduler selon les revenus. Il veut créer des mutuelles municipales pour les classes populaires et moyennes, sur le modèle de Saint-Ouen. Il cite la lutte contre les déserts médicaux et la préparation au vieillissement.

  • Travail

    Il veut faire que « travailler paye », mais écarte des promesses qu'il juge intenables. Il a déclaré : « Doit-on défendre la retraite à 60 ans, le SMIC à 1 600 euros… Ce serait un mensonge ». Il n'a publié ni montant de salaire minimum ni mesure sur le temps de travail.

  • Économie

    Il veut relocaliser les secteurs stratégiques sans « protectionnisme aveugle », en gardant les partenariats européens. Il propose une préférence locale « à compétences égales » pour les PME dans les marchés publics. Il veut simplifier les normes. Aucun chiffrage n'est publié.

  • École

    Il veut « démocratiser l'excellence » : investir dans les écoles élémentaires et les activités périscolaires. Il cite l'apprentissage de l'anglais, les échanges internationaux, l'accès à la culture et au sport.

  • Numérique

    Il veut une intelligence artificielle maîtrisée par la France, appliquée à la santé, à l'école et à la protection des personnes. Il critique la dépendance aux géants technologiques américains.

  • Défense

    Il veut augmenter le budget de la défense, sans donner de montant. Il défend une souveraineté alimentaire, énergétique, numérique et militaire.

  • Europe

    Il veut une politique européenne commune sur l'intelligence artificielle, le cloud et la cybersécurité. Sur le Proche-Orient, il défend la solution à deux États et l'application du droit international.

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Portrait de Juan BrancoJuan BrancoLes Ruches

Son parcours

Juan Branco est avocat au barreau de Paris et docteur en droit. Il est l'auteur du livre « Crépuscule ».

Le conseil de l'Ordre l'a suspendu neuf mois en octobre 2024, décision confirmée en octobre 2025, pour violation du secret de l'instruction.

Il a créé le mouvement Les Ruches et publié un programme de 845 mesures, le plus long de tous les candidats.

Ses points clés

  • Impôts

    Il veut supprimer 267 taxes à faible rendement, soit environ 5 milliards d'euros, et 30 cotisations. Il rétablirait l'impôt sur la fortune. Les héritages supérieurs à 100 millions d'euros seraient taxés très lourdement, mais 90 % des foyers ne paieraient plus aucun droit de succession. Les nouvelles entreprises bénéficieraient d'un moratoire fiscal de trois ans.

  • Économie

    Il veut nationaliser l'électricité, l'eau, les télécoms et les autoroutes. 75 % des marchés publics seraient réservés aux entreprises françaises. Il propose une taxe à l'importation de 6 à 12 % sur les pays qui consomment beaucoup de charbon. Il chiffre à 80 milliards d'euros par an le rendement total de ses réformes économiques.

  • Santé

    Il veut supprimer les mutuelles et les complémentaires : la Sécurité sociale rembourserait tout, seule. Le RSA serait versé automatiquement, sans conditions, dès 18 ans. Il veut supprimer d'un quart à la moitié des postes d'encadrement administratif à l'hôpital, et supprimer les agences régionales de santé. Il propose un corps de médecins généralistes payés par l'État, avec obligation d'exercer dans les zones qui manquent de médecins. Les soins dentaires et les consultations de psychologue seraient intégralement remboursés.

  • Institutions

    C'est la partie la plus développée de son programme. Il veut un référendum d'initiative citoyenne sur tous les sujets, et des élus révocables en cours de mandat. Le président serait élu pour sept ans, trois mandats au maximum ; le poste de Premier ministre serait supprimé et le 49.3 abrogé. Une assemblée constituante siégerait douze mois, composée aux deux tiers d'élus et pour un tiers de citoyens tirés au sort. Le vote deviendrait obligatoire, le vote blanc compté, et les sondages interdits pendant l'année précédant la présidentielle.

  • Logement

    Il veut créer une garantie universelle des loyers, et supprimer en échange les aides au logement comme les APL. Les 3 % de Français propriétaires de plusieurs logements seraient surtaxés : le double pour un logement vide, le triple pour un meublé touristique en zone tendue. Le logement social serait géré par l'État, avec une attribution en moins d'un an et un bail de cinq ans renouvelable une fois. Il veut interdire Airbnb.

  • École

    Les études universitaires deviendraient réellement gratuites, et le budget des universités et de la recherche augmenterait de 30 %. Parcoursup disparaîtrait, remplacé par un examen national d'entrée en sixième et un baccalauréat classique à six filières. En CP, le français occuperait au moins 13 h 30 par semaine. Les écoles privées seraient absorbées par le public, et les aides publiques aux établissements privés supprimées.

  • Travail

    Le SMIC ne pourrait pas descendre sous 1 500 euros net, mais serait adapté selon les territoires. Les allocations chômage deviendraient dégressives dès la première année ; Unédic et France Travail seraient remplacés par une caisse unique. Une démission ouvrirait trois mois de chômage, une fois tous les cinq ans. La syndicalisation deviendrait obligatoire.

  • Europe

    Il veut organiser, dans les six mois suivant son élection, des référendums sur la sortie de l'Union européenne, de l'euro, du Conseil de l'Europe et de Schengen. Il propose une Union des pays francophones et l'adhésion de la France aux BRICS. Il veut arrêter les livraisons d'armes à l'Ukraine et adopter une neutralité vis-à-vis des grandes puissances.

  • Sécurité

    Il veut municipaliser la police nationale, hors police judiciaire et maintien de l'ordre, et dissoudre les BAC et les BRAV-M. Chaque contrôle d'identité donnerait lieu à un récépissé, et les policiers porteraient un matricule visible. Les magistrats seraient élus et révocables, et un Procureur de la nation élu. La garde à vue serait limitée à 24 heures.

  • Écologie

    Il veut nationaliser l'électricité et sortir du marché européen. Il propose de construire 14 réacteurs EPR2 et de ne pas privatiser l'hydroélectricité. Le photovoltaïque serait limité aux surfaces déjà artificialisées. Il veut abolir les zones à faibles émissions et sauver les 4 000 kilomètres de petites lignes ferroviaires menacées.

  • Défense

    Il propose un référendum sur la sortie de l'OTAN. Le service deviendrait obligatoire : six mois communs, puis douze mois de service civil ou six mois de service militaire. Il vise à l'horizon 2032 300 chars, 20 frégates, 300 avions de combat et un million de drones par an.

  • Immigration

    Il propose un système d'asile à deux niveaux, avec un titre réexaminé tous les cinq ans. Les sans-papiers pourraient être régularisés selon des critères d'intégration mesurables, avec des obligations de service à la nation. Le nombre d'agents des douanes serait doublé, pour contrôler 10 % des marchandises.

  • Handicap

    L'État reprendrait la politique du handicap, avec un guichet unique et la nationalisation des instituts médico-éducatifs. Les troubles « dys » seraient dépistés en CP puis en CM1. Les allocations existantes seraient fusionnées dans un revenu minimal unique, modulé selon l'âge, le handicap et les personnes à charge. Un statut de l'aidant serait créé.

  • Agriculture

    Il veut sortir de la politique agricole commune pour un cadre national, avec des aides plafonnées à 70 000 euros par actif, sur le modèle suisse. Il propose des prix planchers garantis et un moratoire sur la dette des agriculteurs. Les pesticides les plus dangereux seraient interdits sous cinq ans, et les produits vendus en circuits courts totalement défiscalisés.

  • Numérique

    Il veut exproprier les opérateurs de téléphonie et d'internet, au profit d'un opérateur unique des réseaux. Il réclame 30 milliards d'euros de compensation aux fabricants d'intelligence artificielle pour l'usage des données françaises. Il veut interdire Uber et Airbnb au profit d'alternatives françaises.

  • Villes et campagnes

    Il veut supprimer les régions : ne resteraient que la commune et le département. Les intercommunalités seraient remplacées par des assemblées composées d'un tiers d'élus et de deux tiers de citoyens tirés au sort. Il propose 4 000 maisons de services publics, une dans chaque commune de plus de 3 000 habitants.

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Portrait de Philippe BrunPhilippe BrunParti socialiste

Son parcours

Philippe Brun est député de l'Eure depuis 2022 et vice-président de la commission des finances de l'Assemblée nationale.

Il a été élu en 2022 puis réélu en 2024 face au Rassemblement national dans sa circonscription. Il n'a jamais été ministre.

Il a présenté le 19 août 2026 son livret économique, intitulé « Produire ». C'est le programme le plus chiffré de la primaire socialiste.

Ses points clés

  • Travail

    Sa mesure phare s'appelle le « salaire Brun ». La CSG, prélevée sur votre salaire, tomberait à 1 % au niveau du SMIC, puis remonterait progressivement jusqu'à 9,2 % à 4 000 euros brut. Un salarié au SMIC gagnerait 150 euros de plus par mois. Trois actifs sur quatre seraient concernés. La mesure coûte 17 milliards d'euros, financés par une hausse de la CSG sur les revenus du capital. Il veut aussi généraliser les territoires zéro chômeur de longue durée : 250 000 emplois en cinq ans.

  • Économie

    Il vise cinq usines recréées par département sur le mandat. EDF reviendrait en monopole public, avec des contrats d'électricité de dix à quinze ans pour l'industrie, autour de 65 euros le mégawattheure. Il lance un plan « France 2040 » de 50 milliards d'euros sur cinq ans, orienté vers les PME. L'argent public achèterait 60 % de produits fabriqués en France, contre 40 % aujourd'hui : 15 milliards de chiffre d'affaires en plus.

  • Budget de l'État

    Il veut ramener le déficit sous 3 % de la richesse nationale d'ici 2032, avec 120 à 150 milliards d'euros d'économies en cinq ans. Son programme est présenté à l'équilibre : 66 milliards de dépenses nouvelles, 66 milliards de recettes nouvelles. Il rétablirait l'impôt sur la fortune et ajouterait un prélèvement de 0,3 % sur les grands patrimoines professionnels. Les successions seraient calculées sur tout ce qu'une personne reçoit au cours de sa vie, avec la fin des principales niches : 15 milliards. La flat tax, ce taux unique de 30 % sur les revenus du capital, serait supprimée.

  • Santé

    Il propose une « grande Sécu » : la Sécurité sociale rembourserait seule un large panier de soins essentiels, sans mutuelle. Coût annoncé : 10 milliards. L'installation des médecins dans les zones déjà bien pourvues serait soumise à autorisation ; pour les spécialistes, un départ pour une arrivée. L'argent public versé aux cliniques serait conditionné à des obligations de service public : gardes, accueil sans tri des patients. Un fonds de prévention serait financé par des taxes sur les sodas et les aliments ultra-transformés.

  • Retraite

    Les droits s'ouvriraient à 62 ans ; l'âge du taux plein suivrait l'espérance de vie. Les métiers pénibles partiraient avant. Les pensions supérieures à 3 000 euros brut par mois ne seraient plus revalorisées : 1,5 milliard d'économies. Il créerait un fonds de réserve collectif de 15 milliards d'euros par an jusqu'en 2049, soit environ 700 milliards en 2050, géré par les syndicats. Le nouveau système serait soumis à référendum.

  • École

    Il augmenterait le traitement des enseignants de 20 %, soit environ 7 milliards, en échange de trois heures de tutorat par semaine. Le nombre d'élèves par classe baisserait, en gardant autant d'enseignants malgré la baisse du nombre d'enfants. Le privé sous contrat serait soumis à des obligations de mixité sociale. Les mathématiques reviendraient au lycée, et la voie technologique irait de la seconde au master.

  • Logement

    Les frais de notaire deviendraient progressifs : allégés pour un premier achat sous condition de ressources, alourdis pour les multipropriétaires. Tout maire pourrait encadrer les loyers, relever la taxe sur les résidences secondaires et poser des quotas de meublés touristiques par quartier. L'impôt sur la fortune immobilière serait alourdi au-dessus de 1,3 million d'euros.

  • Écologie

    Il prolonge le parc nucléaire existant, poursuit le nouveau nucléaire et rattrape le retard sur le solaire et l'éolien. Chaque projet d'énergie renouvelable ouvrirait 20 % de son capital aux habitants. Un fonds de 100 milliards d'euros serait levé dès 2027 pour le rail, adossé aux recettes des autoroutes une fois les concessions terminées. Une loi d'adaptation au climat rénoverait écoles et hôpitaux, avec un « plan fraîcheur » pendant les canicules.

  • Agriculture

    Une loi de souveraineté agricole fixerait un prix minimum d'achat, jamais inférieur au coût de production. La part revenant au producteur serait affichée sur chaque produit. Il vise 200 000 nouveaux agriculteurs installés, et 100 % de produits locaux en restauration collective. Les importations qui ne respectent pas les normes françaises seraient bloquées.

  • Numérique

    Il veut un laboratoire public d'intelligence artificielle avec 1 700 chercheurs. La puissance de calcul monterait à 12 gigawatts d'ici 2029, pour 1,5 % de la richesse nationale investie chaque année. Entraîner une IA sur des œuvres protégées sans autorisation ni rémunération serait interdit.

  • Villes et campagnes

    Chaque compétence serait confiée à un seul niveau de collectivité, pour clarifier qui fait quoi : environ 6 milliards d'économies. Un fonds de végétalisation serait créé pour les communes de moins de 10 000 habitants, et des petites lignes de train rouvriraient.

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Portrait de Bernard CazeneuveBernard CazeneuveLa Convention

Son parcours

Bernard Cazeneuve a été ministre des Affaires européennes, puis du Budget, puis de l'Intérieur de 2014 à 2016.

Il a été Premier ministre de décembre 2016 à mai 2017. Il a aussi été député de la Manche et maire de Cherbourg.

Il a quitté le Parti socialiste en 2022 et fondé son mouvement, La Convention, en 2023. Il se présente en dehors de toute primaire.

Ses points clés

  • Retraite

    Il refuse de reculer l'âge légal de départ. Il préfère jouer sur la durée de cotisation, en reprenant de façon négociée la trajectoire décidée en 2014. Il veut rétablir les critères de pénibilité — postures, charges lourdes, vibrations, risques chimiques — qui ouvrent droit à un départ anticipé. Le système resterait par répartition : les cotisations d'aujourd'hui paient les pensions d'aujourd'hui.

  • École

    Chaque étudiant boursier recevrait au moins 2 000 euros d'aide en plus pendant ses deux premières années. Les 18-24 ans sans diplôme ni emploi recevraient une « avance jeunesse » de 3 000 euros, sous conditions de ressources. Les enseignants seraient mieux formés, mieux payés et mieux considérés. La philosophie serait enseignée dès la seconde. Un plan École-Climat-Solidarité rénoverait les établissements sur dix ans, avec des cours d'école transformées en îlots de fraîcheur.

  • Institutions

    Il veut rétablir le septennat : le président serait élu pour sept ans. Le Premier ministre engagerait sa responsabilité devant le Parlement dès son entrée en fonction. L'usage du 49.3, des ordonnances et des procédures accélérées serait discipliné. Une dose de proportionnelle serait introduite aux élections législatives.

  • Budget de l'État

    Il propose une « règle d'or sociale » : les comptes de la Sécurité sociale devraient s'équilibrer sur un cycle de cinq ans. Toute exonération de cotisations serait compensée à l'euro près par l'État, de façon rétroactive depuis 2019. Il veut davantage taxer les très grandes fortunes, les hauts revenus du capital et les rentes, et réduire les niches fiscales. Il part d'un constat : la dette atteignait 117,5 % de la richesse nationale début 2026.

  • Économie

    Il propose un plan de réindustrialisation sur dix ans, avec des filières stratégiques sécurisées par l'État et des règles stables. Les impôts de production baisseraient, au bénéfice des petites et moyennes entreprises, financés par une réduction des aides fiscales. Il assume la filière nucléaire et l'électrification des usages pour l'industrie.

  • Travail

    Il veut protéger les transitions professionnelles « à la scandinave » et former tout au long de la vie. Le CDI redeviendrait la norme pour les jeunes, et le recours abusif aux stages serait encadré. Sur l'emploi des seniors, il estime le gisement à 800 000 emplois : aménagement des postes, retraite progressive, sanctions contre les discriminations.

  • Santé

    Il veut faire de la santé mentale des jeunes une grande cause nationale, avec la formation des personnels de santé et d'éducation. Les aides fondamentales seraient simplifiées, unifiées et versées automatiquement. Il propose un cadre national unifié pour la petite enfance : contrôle des compétences, inspections régulières, réponse obligatoire à chaque signalement.

  • Sécurité

    Il veut une police de proximité avec des effectifs dédiés et formés, et investir dans la prévention. Contre le trafic de drogue : unités spécialisées, peines réellement exécutées, gel des avoirs, Parquet européen élargi. Il veut sortir du « tout-comparution immédiate » et de la prison par défaut. Aucune plainte pour violences sur enfant ne resterait sans réponse.

  • Europe

    Il veut que l'Union européenne décide à la majorité plutôt qu'à l'unanimité. Il soutient l'Ukraine et veut rester dans l'OTAN « sans rien y abdiquer », en constatant que la protection américaine n'est plus garantie. Il critique la politique du gouvernement Netanyahou et défend la solution à deux États.

  • Écologie

    Il veut garder le nucléaire et planifier son renouvellement, tout en rationalisant les renouvelables. Il propose une « DATAR du climat » rattachée au Premier ministre, pour cartographier les fragilités de chaque région. Il parle d'une écologie « populaire et planifiée », ni punitive ni technicienne.

  • Logement

    Il propose un grand plan de constructions et de rénovations, à la fois social et écologique, pour faire baisser les prix. Il veut de nouveaux mécanismes d'accession à la propriété. Aucun objectif chiffré n'est publié.

  • Numérique

    Il veut un droit de recours à un humain contre toute décision prise par une intelligence artificielle : aucun refus d'aide, de place ou de titre sans qu'un agent l'examine et l'explique. Une autorité publique contrôlerait les IA les plus puissantes avant et après leur déploiement. Les données des Français seraient stockées en Europe.

  • Agriculture

    Il veut garantir des prix dignes aux producteurs face aux distributeurs. Les terres agricoles seraient protégées et l'accès garanti à ceux qui veulent en vivre. Il dénonce les normes françaises qui ne s'appliquent pas aux produits importés.

  • Défense

    Il veut réarmer « à proportion de la menace », sans objectif budgétaire chiffré. Il veut consolider l'industrie de défense, avec une préférence pour les productions nationales et européennes. La réserve citoyenne serait élargie.

  • Immigration

    Il pose trois principes : l'humanité, l'intégration et la fermeté. Le droit d'asile est présenté comme un « engagement de civilisation ». L'intégration passerait par l'apprentissage du français, le respect des lois et l'égalité entre les femmes et les hommes. La fermeté vise l'immigration irrégulière et le démantèlement des filières. Aucun chiffre d'entrées n'est publié.

  • Villes et campagnes

    Il veut clarifier qui fait quoi entre l'État et les collectivités. Deux normes seraient supprimées pour chaque norme créée. L'outre-mer recevrait la même attention et les mêmes investissements que le reste du pays.

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Portrait de Nicolas Dupont-AignanNicolas Dupont-AignanDebout la France

Son parcours

Nicolas Dupont-Aignan a été député de l'Essonne de 1997 à 2024. Il est maire de Yerres, une fonction qu'il avait déjà exercée de 1995 à 2017.

Il préside Debout la France depuis 2008. Il n'a jamais été ministre.

Il s'est présenté trois fois : 1,79 % en 2012, 4,70 % en 2017, 2,06 % en 2022. Il a annoncé sa candidature pour 2027 dès mars 2025.

Ses points clés

  • Pouvoir d'achat

    Il veut augmenter de 8 % le salaire net de tous ceux qui gagnent jusqu'à trois fois le SMIC — l'équivalent d'un treizième mois. La hausse passerait par une baisse des cotisations salariales, sans coût supplémentaire pour l'employeur.

  • Économie

    Il vise un million d'emplois créés ou relocalisés en cinq ans. 75 % de la commande publique serait réservée aux produits fabriqués en France, soit 200 milliards d'euros par an à terme. L'impôt sur les bénéfices réinvestis en France serait réduit de moitié. Il propose des droits de douane compensatoires, par exemple 100 % sur les voitures électriques chinoises, et un étiquetage « made in France » obligatoire.

  • Sécurité

    Il veut 10 000 policiers et gendarmes de plus en cinq ans, et 20 000 surveillants de prison. Il propose 40 000 places de prison supplémentaires, dont la moitié dans des casernes réhabilitées, et un centre ultra-sécurisé de 600 places en Guyane. Le budget de la justice passerait de 10,1 à 15 milliards d'euros. La majorité pénale serait abaissée à 16 ans, avec des peines planchers de dix ans pour la détention d'armes de guerre.

  • Immigration

    Il veut sortir de l'espace Schengen et rétablir les contrôles aux frontières nationales, avec 10 000 agents supplémentaires. Les aides non contributives versées aux étrangers seraient supprimées, dont l'aide médicale d'État. La naturalisation exigerait dix ans de résidence et un service civique de trois mois ; le Parlement voterait un quota annuel. Un référendum serait organisé dans les 100 premiers jours sur la suspension du regroupement familial et la fin du droit du sol.

  • Logement

    Il veut construire 400 000 logements par an. Il vise trois Français sur quatre propriétaires en vingt ans, soit environ 850 000 primo-accédants par an. Il propose une garantie universelle contre les loyers impayés, un prêt à taux zéro élargi et la transformation des bureaux vides en logements.

  • Santé

    Il consacrerait 2,5 milliards d'euros par an à doubler les lits de réanimation et de soins intensifs. Il veut un moratoire sur les fermetures d'hôpitaux et de maternités. En maison de retraite, il propose 80 000 postes de plus, soit 25 % de personnel supplémentaire, et une infirmière de nuit en permanence. Une branche dépendance de la Sécurité sociale serait financée de 6 à 10 milliards d'euros par an d'ici 2030.

  • Retraite

    Il défend un âge fixe de départ à 62 ans : « je n'ai jamais changé d'avis ». Les pensions seraient indexées au minimum sur l'inflation chaque année. La durée de cotisation resterait la même, avec une meilleure prise en compte de la pénibilité.

  • École

    En primaire, le français passerait de 9 à 15 heures par semaine, avec un rattrapage obligatoire avant le collège. Le salaire des enseignants augmenterait de 20 %, plus 20 % pour ceux qui accompagnent les élèves en difficulté. Il vise un million de contrats d'apprentissage. L'uniforme serait rétabli en primaire et au collège, et les notes chiffrées de retour.

  • Écologie

    Il veut garder au moins 70 % de nucléaire dans la production d'électricité, et abandonner l'objectif de 50 % en 2035. Il veut sortir du marché européen de l'électricité pour faire baisser la facture de 30 %. MaPrimeRénov' passerait de 3 à 6 milliards d'euros. Il s'oppose à la fin du moteur thermique en 2035 et veut arrêter les projets éoliens en zone rurale.

  • Europe

    Il propose un an de renégociation, puis un référendum sur l'appartenance de la France à l'Union européenne. La contribution nette de 10 milliards d'euros par an cesserait, et le droit national primerait. Il veut sortir du commandement intégré de l'OTAN et relancer un partenariat avec la Russie après la paix en Ukraine.

  • Défense

    Le budget de la défense atteindrait 2,5 % de la richesse nationale. Un service civique obligatoire de trois mois serait instauré à 18 ans, prolongeable un an sous forme militaire pour les volontaires. Il propose une garde nationale de 100 000 réservistes, deux porte-avions et 250 Rafale en 2030.

  • Handicap

    Il consacrerait 5 milliards d'euros au handicap. L'allocation adulte handicapé augmenterait de 200 euros, pour atteindre le seuil de pauvreté. Un accompagnant scolaire suivrait au maximum trois élèves, contre davantage aujourd'hui.

  • Institutions

    Il propose un référendum d'initiative citoyenne déclenché par un million d'électeurs inscrits. Cinq référendums seraient organisés sur les principales réformes du mandat, et le vote blanc reconnu. Il y aurait 500 députés au lieu de 577, 300 sénateurs au lieu de 348, et les conseils régionaux seraient supprimés.

  • Agriculture

    Il veut annuler l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur. Une politique agricole nationale remplacerait la politique agricole commune. La commande publique alimentaire serait réservée à 50 %, puis à 80 %, aux producteurs français.

  • Villes et campagnes

    Il veut supprimer les grandes régions et revenir au couple commune-département. Chacun aurait un hôpital à moins de 45 minutes de chez lui. Les dotations augmenteraient pour les communes de moins de 5 000 habitants, et les normes seraient divisées par deux.

  • Budget de l'État

    Il veut faire financer l'État par la banque centrale : 100 milliards d'euros par an pendant trois ans, puis 80 milliards pendant deux ans. La contribution nette à l'Union européenne, estimée à 10 milliards par an, cesserait. Les conseils régionaux et le Conseil économique, social et environnemental seraient supprimés, et les indemnités des élus réduites de 25 %.

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Portrait de Clara EggerClara EggerSolution Démocratique

Son parcours

Clara Egger est née en 1988 en Ardèche. Elle est professeure de sciences politiques et enseigne aux Pays-Bas, à l'université de Groningue.

Elle était la candidate du collectif Espoir RIC en 2022, avec 36 parrainages sur les 500 nécessaires. Ce collectif est devenu le parti Solution Démocratique.

Elle se présente comme une présidente arbitre, et ne prend pas position sur la plupart des sujets : son projet tient à une seule idée.

Ses points clés

  • Institutions

    Sa mesure unique est le référendum d'initiative citoyenne pour changer la Constitution. Il faudrait 700 000 signatures recueillies en 18 mois pour le déclencher. Les signatures seraient vérifiées en quatre mois au maximum, et le vote organisé entre trois mois et un an après. Toute révision de la Constitution passerait obligatoirement par un référendum, et plus par le Parlement réuni en Congrès. Elle s'est engagée devant notaire à lancer ce référendum la semaine suivant la nomination de son premier Premier ministre. Son modèle est la Suisse.

  • Villes et campagnes

    Chaque commune pourrait réclamer les compétences qu'elle souhaite exercer, et l'État serait obligé de les lui transférer. En cas de demandes concurrentes, la plus petite collectivité serait prioritaire. Les domaines cités sont l'urbanisme, les transports, l'environnement, les écoles, les commerces locaux et l'action sociale.

  • À savoir

    Elle ne publie de position sur aucun autre sujet : ni retraite, ni immigration, ni salaires, ni santé. C'est un choix assumé : elle estime que ces questions doivent être tranchées par les citoyens eux-mêmes.

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Portrait de Olivier FaureOlivier FaureParti socialiste

Son parcours

Olivier Faure est député de Seine-et-Marne depuis 2012 et premier secrétaire du Parti socialiste depuis 2018.

Il a dirigé le PS pendant les législatives de 2022 et 2024, et pendant la formation du Nouveau Front populaire. Il n'a jamais été ministre.

Il a confirmé sa candidature à la primaire de son camp le 30 août 2026. L'école est le thème qu'il a choisi pour son premier déplacement de candidat.

Ses points clés

  • École

    C'est son sujet principal. Il veut limiter les classes à 19 élèves, et refuse que la baisse du nombre d'enfants serve à fermer des classes. Il propose des petits-déjeuners gratuits à l'école. Il veut augmenter le salaire des enseignants, sans avoir annoncé de montant, et créer un « grand service public de la lecture ».

  • Impôts

    Il soutient la taxe Zucman : 2 % par an sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros. Si cette taxe n'était pas votée, il rétablirait l'impôt sur la fortune ou réformerait la niche Dutreil, qui allège la transmission des entreprises. Il veut suspendre le versement de dividendes pour toute entreprise qui ne s'engage pas dans sa transformation écologique.

  • Travail

    Il souhaite que le SMIC augmente, sans avoir donné de chiffre. La hausse des salaires des enseignants vaudrait, selon lui, pour toute la fonction publique.

  • Santé

    Il veut créer un fonds national permettant aux familles les plus modestes de faire leurs courses à prix réduits. Le montant et les conditions ne sont pas publiés.

  • Écologie

    Il propose un grand fonds national et européen, doté de ressources permanentes, pour investir sur vingt ou trente ans dans la transition. Le montant n'est pas publié.

  • Défense

    Il veut construire une défense européenne où la France prend toute sa part, et rouvrir la question du parapluie nucléaire. Il parle de « patriotisme fiscal » : les plus fortunés devraient financer en premier l'effort de réarmement.

  • Europe

    Il soutient l'Ukraine et refuse de discuter d'un départ de Volodymyr Zelensky.

  • Budget de l'État

    Il demande que les milliards nécessaires au budget viennent d'abord des plus hauts patrimoines. Il n'a pas publié d'objectif chiffré de déficit ou de dette.

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Portrait de Raphaël GlucksmannRaphaël GlucksmannPlace publique

Son parcours

Raphaël Glucksmann a d'abord été écrivain et réalisateur de documentaires.

Il est député européen depuis 2019 et a créé Place publique en 2018. Il n'a jamais exercé de responsabilité gouvernementale.

Pour être candidat, il doit d'abord gagner la primaire du Parti socialiste et de Place publique, en octobre 2026. Son programme est encore en construction.

Ses points clés

  • Impôts

    C'est le cœur de sa proposition économique : déplacer l'impôt plutôt que le baisser. Il veut baisser la CSG, prélevée directement sur votre salaire pour financer la Sécurité sociale. Votre salaire net augmenterait d'autant. En échange, les grosses fortunes paieraient davantage au moment où elles se transmettent, c'est-à-dire sur les héritages importants.

  • Travail

    Il choisit d'augmenter le salaire net en baissant les cotisations, plutôt qu'en relevant le SMIC par la loi. C'est la principale différence avec les autres candidats de gauche.

  • École

    Il veut augmenter de 10 % le salaire de tous les enseignants, quelle que soit leur ancienneté. Il l'a annoncé le 30 août 2026, avant un « Plan école » présenté la semaine suivante.

  • Retraite

    Il veut annuler la réforme des retraites en vigueur. Les personnes aux carrières hachées et aux métiers pénibles partiraient plus tôt ; celles qui vivent le plus longtemps en bonne santé, plus tard.

  • Europe

    C'est son terrain d'origine, et la ligne qui le distingue le plus nettement à gauche. Il veut relancer l'industrie à l'échelle européenne plutôt que française, face à la puissance chinoise. Il assume la fermeté face aux régimes autoritaires.

  • Écologie

    Il défend un plan européen de transition énergétique, des investissements massifs dans les renouvelables, et la sobriété.

  • Sécurité

    Il veut une police de proximité et mise sur la prévention plutôt que sur la seule réponse pénale. Il veut développer la justice restaurative, qui met en relation l'auteur et la victime.

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Portrait de Jérôme GuedjJérôme GuedjParti socialiste

Son parcours

Jérôme Guedj est député de l'Essonne. Il a présidé le conseil général de l'Essonne de 2011 à 2015.

Il n'a jamais été ministre. Le gouvernement l'a chargé en juillet 2026 d'une mission sur la laïcité, dont le rapport est attendu fin octobre 2026.

Il est candidat à la primaire du Parti socialiste et de Place publique.

Ses points clés

  • Santé

    Il défend ce qu'il appelle une « République du soin ». Il part d'un constat : six millions de Français n'ont pas de médecin traitant. Il veut redonner des moyens à l'hôpital public, investir dans la prévention et les soins de proximité. Il veut garantir le droit de vieillir dignement.

  • Institutions

    Il propose de créer un « Défenseur de la laïcité », une autorité indépendante sur le modèle du Défenseur des droits. Elle serait chargée de la régulation, de la formation et des recours, pour les administrations comme pour les citoyens. Sa proposition de loi constitutionnelle a été rejetée en commission en décembre 2025.

  • Immigration

    Il veut une immigration planifiée, votée chaque année par le Parlement en fonction des capacités d'accueil. Il propose une carte de séjour permanente et l'apprentissage obligatoire du français. Sa formule : « ni immigration zéro, ni frontières ouvertes ». Il ne publie pas de quota chiffré.

  • Impôts

    Il propose un effort partagé, ciblant les héritages, les niches sociales des entreprises et les géants de l'intelligence artificielle. Il défend l'équité fiscale et la lutte contre la fraude et l'évasion fiscales.

  • Retraite

    Il accepte que les pensions les plus confortables augmentent moins vite que les prix, mais seulement si les héritages et les grandes entreprises paient aussi. Il revendique d'avoir contribué à la suspension de la réforme des retraites de 2023. Il ne propose ni âge ni montant.

  • Travail

    Il veut une hausse réelle des bas salaires, sans montant annoncé. Il veut renforcer la participation des salariés aux bénéfices de leur entreprise.

  • Sécurité

    « L'ordre est républicain », dit-il : la gauche ne peut pas contourner le sujet. Il veut renforcer les moyens de la police et de la justice, et armer les services spécialisés contre les trafics.

  • École

    Il veut mieux former et mieux payer les enseignants. Il veut réduire le nombre d'élèves par classe dans les zones difficiles, sans seuil chiffré.

  • Écologie

    Il défend une transition « juste et populaire » : rénovation massive des logements, transports du quotidien partout, industrie verte. Il veut maîtriser le coût de l'énergie. Il n'a pas publié de position sur le nucléaire.

  • Europe

    Il veut une Europe « puissance sociale et écologique », contre le dumping fiscal et social. Sur le Proche-Orient, il défend une solution à deux États et condamne « l'extrémisme, des deux côtés ».

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Portrait de Anasse KazibAnasse KazibRévolution permanente

Son parcours

Anasse Kazib est né en 1987 à Sarcelles. Il est cheminot et délégué syndical SUD Rail.

Il est porte-parole de Révolution permanente. Il n'a jamais eu de mandat électif.

En 2022, il n'avait obtenu que 160 parrainages d'élus sur les 500 nécessaires. Il a annoncé sa candidature le 1er juin 2026 ; son programme est présenté comme encore en préparation.

Ses points clés

  • Pouvoir d'achat

    Le salaire minimum passerait à 2 000 euros, et suivrait automatiquement les prix. Tous les autres salaires augmenteraient aussi.

  • Travail

    Les licenciements et les suppressions de postes seraient interdits. Tous les travailleurs précaires — en CDD, en intérim, en contrat court — seraient embauchés durablement. Le temps de travail serait réparti entre tous.

  • Retraite

    La retraite reviendrait à 60 ans, et à 55 ans pour les métiers pénibles. Il n'y aurait aucune condition de durée de cotisation.

  • Santé

    La santé et les transports seraient gratuits. Ils seraient financés massivement et dirigés par les salariés eux-mêmes. Aucun montant n'est publié.

  • Institutions

    Il veut supprimer la présidence de la République et le Sénat. Une seule assemblée déciderait, élue pour deux ans, et ses élus pourraient être révoqués en cours de mandat. Les élus seraient payés au niveau du salaire médian, c'est-à-dire le salaire qui partage les Français en deux moitiés.

  • Défense

    Toutes les bases militaires françaises à l'étranger fermeraient. Le porte-avions Charles de Gaulle serait retiré du détroit d'Ormuz. Il résume sa position ainsi : « Pas un euro, pas une vie pour leurs guerres ».

  • Immigration

    Tous les sans-papiers seraient régularisés. Il défend la liberté de circulation et d'installation.

  • Sécurité

    Il veut dissoudre les corps spéciaux de la police et abroger les lois qu'il qualifie d'autoritaires.

  • Europe

    Sa position est « ni Poutine ni OTAN » : il refuse le soutien militaire occidental à l'Ukraine et dénonce le réarmement européen. Il soutient la Palestine et appelle de ses vœux des « États-Unis socialistes d'Europe ».

  • Économie

    Il veut planifier l'économie sous le contrôle des travailleurs, pour l'organiser en fonction des besoins. Il présente son programme comme « anticapitaliste et communiste ». Aucun chiffrage n'est publié.

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Selma LabibNPA-Révolutionnaires

Son parcours

Selma Labib a une trentaine d'années. Elle conduit un bus en région parisienne.

Elle est porte-parole du NPA-Révolutionnaires. Elle était tête de liste aux élections européennes de 2024, puis aux municipales de 2026 à Ivry-sur-Seine.

Elle a annoncé sa candidature le 17 juin 2026. Elle n'a pas publié de programme : pour elle, aucune élection ne réglera les problèmes des travailleurs, et le changement passe par les grèves.

Ses points clés

  • Pouvoir d'achat

    Personne ne vivrait avec moins de 2 000 euros net par mois : « c'est le minimum », dit-elle. Les salaires augmenteraient face à la hausse des prix.

  • Travail

    Tous les licenciements seraient interdits. Le temps de travail serait partagé entre tous, sans perte de salaire.

  • Immigration

    Les frontières seraient ouvertes et tous les travailleurs sans papiers régularisés. Les étrangers auraient le droit de vote.

  • Économie

    Elle défend l'expropriation des capitalistes : « le socialisme passe par l'expropriation des capitalistes ». Elle veut produire selon les besoins et les capacités de la planète, pas pour le profit. Elle dénonce « plus de 200 milliards d'euros de subventions aux patrons ».

  • Santé

    Elle défend les services publics de santé, d'éducation et de logement, ainsi que les retraites et l'assurance chômage. Elle dénonce l'appauvrissement des hôpitaux par le budget. Aucune mesure chiffrée n'est publiée.

  • Défense

    Elle s'oppose aux guerres et à la hausse continue du budget militaire. Elle critique le service militaire volontaire proposé par d'autres candidats.

  • Écologie

    Pour elle, la crise climatique vient du capitalisme : « la seule réponse, c'est de changer de mode de production ». Elle a alerté sur la chaleur au travail après un décès à l'usine Stellantis de Poissy, en juin 2026. Elle n'a pas publié de position sur le nucléaire ni sur le prix de l'énergie.

  • Europe

    Elle soutient le peuple palestinien et dénonce les livraisons d'armes françaises à Israël. Elle dénonce aussi l'agression russe en Ukraine et l'alignement du gouvernement ukrainien sur l'OTAN.

  • À savoir

    Elle ne propose aucune réforme des institutions. Elle défend des grèves dirigées par des assemblées générales de salariés.

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Portrait de Francis LalanneFrancis LalanneFrance Libre

Son parcours

Francis Lalanne est chanteur, acteur et écrivain. Il n'a jamais été élu.

Il s'est présenté à plusieurs élections depuis 2007 : législatives, européennes, toujours sans succès.

Il a été déclaré inéligible pour dix-huit mois en avril 2025, faute d'avoir déposé ses comptes de campagne. Cette période s'achève en octobre 2026. Il est candidat depuis le 19 août 2026.

Ses points clés

  • Europe

    Il veut un « Frexit organisé » : sortir de l'Union européenne pour retrouver la maîtrise des lois et des frontières. Il veut aussi quitter l'OTAN et la politique agricole commune. Il propose de restaurer « l'amitié franco-russe » via les BRICS, et un partenariat avec l'Afrique.

  • Pouvoir d'achat

    Il veut abandonner l'euro et revenir au franc, en reprenant le contrôle de la Banque de France. Il propose une « baisse radicale des impôts et surtout des taxes sur les carburants », et la gratuité des transports publics. Aucun montant ni calendrier ne sont publiés.

  • Institutions

    Il veut inscrire dans la Constitution un référendum d'initiative citoyenne « en toutes matières », et réunir une assemblée constituante. Il défend une « liberté d'expression totale » et propose d'abroger les lois Pleven de 1972 sur le racisme, Gayssot de 1990 sur le négationnisme et Avia de 2020 sur la haine en ligne. Il veut filmer le Conseil des ministres et aligner le salaire des élus sur le salaire moyen des Français.

  • Santé

    Il veut interdire dans la Constitution toute obligation médicale et tout passe sanitaire. Il veut reconnaître les médecines alternatives. Il ne publie rien sur l'hôpital, les remboursements ou les minima sociaux.

  • Sécurité

    Il propose une refonte profonde de la justice, avec des caméras dans toutes les salles d'audience. Il veut augmenter les effectifs consacrés à la lutte contre la pédocriminalité.

  • Défense

    Il veut sortir de l'OTAN et rapatrier les troupes françaises engagées à l'étranger. Il veut mettre fin aux subventions aux pays en guerre.

  • École

    « Les enfants doivent être éduqués par leur famille. L'État n'est là que pour les instruire », dit-il. Il veut préserver l'instruction en famille.

  • Agriculture

    Il veut refonder l'agriculture à partir des revendications des petits exploitants, et sortir de la politique agricole commune. Il défend le droit pour chacun de cultiver et d'élever.

  • À savoir

    Son programme ne dit rien des retraites, de l'immigration ni du logement.

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Portrait de Marine Le PenMarine Le PenRassemblement national

Son parcours

Marine Le Pen est députée du Pas-de-Calais depuis 2017. Elle a dirigé le Rassemblement national de 2011 à 2021.

Elle s'est déjà présentée trois fois à l'élection présidentielle.

En mars 2025, la justice l'a condamnée à cinq ans d'inéligibilité. En juillet 2026, la peine a été réduite en appel : elle peut donc se présenter.

Ses points clés

  • Pouvoir d'achat

    C'est le prix des courses et de l'énergie qu'elle met en avant. Elle veut supprimer la TVA sur les produits de première nécessité. La TVA est la taxe comprise dans le prix de ce que vous achetez : aujourd'hui elle ajoute environ 20 % au prix affiché. Sur les carburants, l'électricité, le gaz et le fioul, elle veut la faire passer de 20 % à 5,5 %. Elle promet aussi des aides directes aux ménages quand les prix montent.

  • Travail

    Elle veut que les Français passent avant les étrangers pour l'embauche. C'est ce qu'elle appelle la priorité nationale. Les moins de 30 ans ne paieraient plus d'impôt sur le revenu. Les sanctions contre le travail non déclaré seraient renforcées.

  • Retraite

    Elle veut annuler la réforme des retraites actuelle, et faire trancher cette annulation par les Français lors d'un référendum. Les personnes qui ont commencé à travailler avant 20 ans pourraient partir à 60 ans. Elle promet d'augmenter les pensions, en payant cette hausse avec l'argent récupéré sur la fraude.

  • Immigration

    C'est le sujet sur lequel ses mesures sont les plus nombreuses et les plus précises. Elle veut faire baisser fortement le nombre d'entrées en France, celles qui sont légales comme celles qui ne le sont pas. Le regroupement familial serait restreint : il permet aujourd'hui à un étranger installé en France de faire venir sa famille. L'accueil des mineurs isolés serait suspendu. L'aide médicale d'État, qui paie les soins des étrangers sans papiers, serait supprimée et remplacée par une aide limitée aux urgences vitales.

  • Logement

    Elle veut faire construire 100 000 logements sociaux par an. Sur ce total, 20 000 seraient réservés chaque année aux étudiants et aux jeunes qui commencent à travailler.

  • Sécurité

    Elle veut porter le nombre de places de prison à 85 000. C'est le chiffre que son parti reprend depuis des années. Elle annonce plus de moyens pour la police et des peines plus lourdes.

  • Défense

    Elle veut porter le budget de l'armée à 55 milliards d'euros par an. Ce montant ne compte ni les opérations à l'étranger, ni les pensions des militaires. Sa diplomatie serait, dit-elle, « exclusivement au service des intérêts français ».

  • Écologie

    Le nucléaire resterait la base de la production d'électricité, avec du solaire et de l'éolien à côté. Elle refuse une transition écologique qui coûterait cher aux ménages : c'est le sens de sa baisse de TVA sur l'énergie.

  • Agriculture

    Elle veut limiter par des quotas les produits agricoles qui entrent en France et concurrencent les producteurs français. Les grandes entreprises qui touchent des aides publiques puis déplacent leur production à l'étranger seraient taxées.

  • Budget de l'État

    Elle annonce 125 milliards d'euros de dépenses en moins. Le détail de ces économies n'est pas publié. Elle présente la lutte contre la fraude sociale comme le principal moyen d'y arriver.

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Portrait de David LisnardDavid LisnardNouvelle Énergie

Son parcours

David Lisnard est maire de Cannes depuis 2014, réélu en 2026. Il préside l'Association des maires de France depuis 2021.

Il n'a jamais exercé de fonction gouvernementale.

Il a quitté Les Républicains le 31 mars 2026 pour porter sa candidature avec son mouvement, Nouvelle Énergie.

Ses points clés

  • Budget de l'État

    C'est le cœur de son projet : il veut 200 milliards d'euros d'économies annuelles en fin de mandat, et juge 300 milliards souhaitables. La dépense publique passerait sous 50 % de la richesse nationale, soit 8 points de moins en dix ans. Il veut inscrire dans la Constitution une règle d'or limitant les déficits de fonctionnement, l'investissement restant permis. Il estime à environ 600 000 le nombre de postes administratifs en trop.

  • Économie

    Il veut supprimer deux impôts de production, la C3S et la CVAE : 11,5 milliards d'euros d'allègement. L'impôt sur les sociétés passerait de 25 % à 20 %, et la taxation des plus-values serait plafonnée à 22 %. Il cible la réindustrialisation sur la robotique, l'énergie, la cybersécurité, l'IA et les données.

  • Retraite

    L'âge légal de départ serait porté à 65 ans. Une pension minimale de 1 000 euros par mois serait garantie pour tous. Les autres régimes basculeraient progressivement vers la capitalisation, par cotisations obligatoires, pour un capital visé de 116 milliards d'euros. L'épargne retraite pourrait être partiellement débloquée pour acheter sa résidence principale.

  • Travail

    Il veut un contrat de travail unique, remplaçant le CDI et le CDD, avec des indemnités progressives. Les charges patronales deviendraient négatives pour l'embauche d'une personne au RSA depuis plus de deux ans. Il résume sa ligne ainsi : « cotiser moins pour gagner plus ».

  • Santé

    Il veut doubler le nombre d'étudiants en médecine d'ici 2030, avec un exercice supervisé dès la cinquième année. Il veut supprimer les agences régionales de santé et confier les responsabilités aux préfets et aux élus, les maires présidant les conseils d'administration des hôpitaux. Les soins seraient mieux remboursés dans les zones qui manquent de médecins : 87 % du territoire, selon lui. Il propose un consortium pharmaceutique européen, sur le modèle d'Airbus.

  • Immigration

    Il veut diviser par huit le nombre de titres de séjour délivrés. Le droit du sol automatique disparaîtrait, et le regroupement familial serait conditionné aux ressources et à des tests d'intégration. L'aide médicale d'État serait supprimée et remplacée par une aide d'urgence : 700 millions d'euros d'économies annoncées. La rétention administrative pourrait durer 24 mois.

  • Sécurité

    Il veut qu'au moins la moitié des policiers soient sur le terrain, contre 37 % aujourd'hui. La majorité pénale serait abaissée à 16 ans. Il veut des peines planchers pour les récidivistes et la fin des réductions de peine automatiques. Les communes volontaires pourraient armer leur police municipale.

  • École

    Le salaire des enseignants augmenterait de 20 % en cinq ans, en échange d'une présence renforcée et d'une formation continue obligatoire. La carte scolaire serait abolie, et remplacée par un chèque-éducation utilisable dans le public comme dans le privé. Un certificat de fin de primaire conditionnerait l'entrée au collège. Les chefs d'établissement pourraient recruter, gérer leur budget et refuser des élèves perturbateurs.

  • Institutions

    Il veut rétablir le septennat : le président « préside », le gouvernement gouverne, le Sénat évalue. Le référendum pourrait porter sur tous les sujets, y compris l'immigration, l'école et la justice. Le référendum d'initiative populaire deviendrait réellement utilisable, avec un seuil de signatures atteignable. Le principe de précaution serait retiré de la Constitution, remplacé par un principe de responsabilité.

  • Défense

    Le budget de la défense atteindrait 3,5 % de la richesse nationale. Il veut garder l'alliance atlantique, mais la redéfinir, et soutient militairement l'Ukraine. La dissuasion nucléaire française resterait indépendante.

  • Europe

    « Nous n'avons pas vocation à sortir de l'Europe », dit-il. Il veut obtenir une dérogation sur l'asile et l'immigration, sur le modèle du Danemark. La loi française primerait sur l'interprétation de la Cour européenne des droits de l'homme quand le Parlement le décide.

  • Logement

    Il veut supprimer l'obligation faite aux communes d'avoir 20 à 25 % de logements sociaux. L'épargne retraite capitalisée pourrait servir à acheter sa résidence principale.

  • Agriculture

    Il veut imposer des clauses miroirs aux produits importés : les mêmes règles que pour les producteurs français. Il veut supprimer les normes françaises plus strictes que les règles européennes. Il propose d'autoriser les nouvelles techniques génomiques.

  • Numérique

    Il s'oppose à l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, qu'il juge contournable. Il veut interdire aux mineurs le défilement infini, les notifications intrusives et la publicité ciblée. « Ce qui est interdit dans la rue doit l'être sur Internet », résume-t-il.

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Portrait de Lydie MassardLydie MassardUnion démocratique bretonne

Son parcours

Lydie Massard est porte-parole de l'Union démocratique bretonne. Elle est cuisinière dans un lycée et conseillère municipale de Pontivy.

Elle a été députée européenne de septembre 2023 à juillet 2024, en remplacement de Yannick Jadot.

Elle est candidate à la primaire de la gauche unitaire, dont le scrutin est prévu le 11 octobre 2026. Elle n'a pas publié de programme complet.

Ses points clés

  • Institutions

    C'est le cœur de sa candidature : elle veut une République fédérale. Les territoires auraient de véritables responsabilités, y compris celle de voter des lois dans certains domaines. Ils disposeraient de leurs propres ressources fiscales.

  • Villes et campagnes

    Les décisions sur les transports, l'emploi, le logement et les services publics seraient prises au plus près des habitants. Elle part d'un constat : ces décisions sont « trop souvent prises loin des territoires ».

  • Logement

    Toutes les communes volontaires pourraient augmenter la taxe sur les résidences secondaires, sans plafond. Elle propose d'expérimenter un statut de résident principal dans les territoires volontaires. Les droits de succession sur les logements financeraient la rénovation thermique et le logement social.

  • Écologie

    Le fédéralisme est présenté comme le levier de la transition : chaque territoire déciderait des réponses adaptées à son climat. Elle n'a pas publié de position sur le nucléaire ni sur les prix de l'énergie.

  • Santé

    Elle veut rapprocher des territoires les décisions sur la santé et l'accès aux services publics. Elle n'a pas publié de mesure sur l'hôpital ou les remboursements.

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Portrait de Jean-Luc MélenchonJean-Luc MélenchonLa France insoumise

Son parcours

Jean-Luc Mélenchon a été ministre de l'Enseignement professionnel de 2000 à 2002, puis sénateur et député.

Il a créé La France insoumise en 2016. Il s'est présenté trois fois à la présidentielle et a obtenu 21,95 % des voix en 2022, sans aller au second tour.

Son programme est publié dans un livre, « L'Avenir en commun », rouvert aux contributions des citoyens en 2026 : 24 000 propositions ont été envoyées. Il refuse de participer à la primaire de la gauche.

Ses points clés

  • Travail

    Il veut porter le salaire minimum à 1 600 euros net par mois. Les salaires suivraient automatiquement les prix : si les prix montent, les salaires montent. Les écarts de salaire à l'intérieur d'une même entreprise seraient plafonnés.

  • Retraite

    Il veut que tout le monde puisse partir à la retraite à 60 ans.

  • Impôts

    Il veut rétablir l'impôt sur la fortune, payé chaque année par les plus gros patrimoines et fortement réduit en 2018. Il veut supprimer la flat tax, ce taux unique de 30 % sur les revenus du capital, souvent plus avantageux que l'impôt classique. Il propose aussi de geler une partie de la dette de l'État.

  • Écologie

    C'est l'un des deux axes qui structurent son programme. Il vise 100 % d'énergies renouvelables en 2050 et une sortie du nucléaire. Il chiffre à 200 milliards d'euros le plan nécessaire pour cette transition. Il appelle planification écologique le fait de réorganiser toute la production, y compris agricole, selon des critères environnementaux.

  • Santé

    Remettre des moyens dans les services publics, la santé en tête, est son second axe.

  • Handicap

    Il veut porter l'allocation adulte handicapé au niveau du salaire minimum. Elle serait calculée sans tenir compte des revenus du conjoint : aujourd'hui, vivre en couple peut la faire baisser. Les conditions pour l'obtenir seraient revues et l'accès aux droits simplifié.

  • Sécurité

    Il veut rétablir une police de proximité, sans augmenter massivement les effectifs. Il veut moins de prison et plus de réinsertion, et une police judiciaire nettement renforcée, sous le contrôle d'un magistrat. Il propose de légaliser le cannabis.

  • Institutions

    Il veut écrire une nouvelle Constitution — le texte qui dit comment le pays est dirigé. Une assemblée serait élue exprès pour cela, et le texte serait soumis à référendum. Il appelle cela la VIe République, et veut en finir avec le pouvoir personnel du président.

  • Europe

    Il veut désobéir aux règles européennes qu'il juge contraires aux intérêts de la France. Il défend le non-alignement : la France déciderait seule de ses engagements militaires.

  • Espace

    L'espace ne doit être, dit-il, « ni abandonné aux marchands, ni militarisé ». Il veut revenir sur la privatisation d'Arianespace, protéger la filière des fusées et renforcer le CNES, l'agence spatiale française. Il propose un programme international pour nettoyer les débris en orbite.

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Antoine MikolajczakÉquinoxe

Son parcours

Antoine Mikolajczak est ingénieur, diplômé de l'Icam de Lille. Il a travaillé plusieurs années sur des projets d'énergie avec des maires et des agriculteurs.

Il anime le groupe local du parti Équinoxe dans le 5e arrondissement de Paris, où il était tête de liste aux municipales de mars 2026.

Les adhérents de son parti l'ont désigné candidat par un vote au jugement majoritaire. Sa campagne a commencé le 27 juin 2026 ; le programme complet n'est pas encore publié.

Ses points clés

  • Retraite

    C'est sa mesure la plus précise, et l'une des plus inhabituelles. Les pensions supérieures à 4 000 euros par mois baisseraient de 20 %, ce qui rapporterait selon lui 10 milliards d'euros. Celles au-dessus de 3 000 euros baisseraient de 10 %, soit 5 milliards. En dessous de 2 500 euros, aucune baisse. Les 42 régimes de retraite seraient fusionnés en un seul, avec 42 ans de cotisation, modulés selon la pénibilité.

  • Impôts

    Il propose un impôt unique sur le patrimoine et l'héritage, à partir de 200 000 euros de patrimoine. Le taux irait de 0 à 2 %, et cet impôt remplacerait la taxe foncière. Il émet une réserve sur la taxe Zucman : la moitié de son rendement reposerait, selon lui, sur quatre familles.

  • Écologie

    Il vise la neutralité carbone en 2050 et un réchauffement limité à 2 degrés. Il veut prolonger les réacteurs nucléaires existants, financer les EPR2 et les petits réacteurs d'ici 2035, tout en déployant l'éolien et le solaire. Il propose un quota carbone individuel sur le chauffage et les déplacements : la même enveloppe pour chacun, et un paiement au-delà. Il ajoute une taxe de 50 euros par décollage d'avion depuis la France, soit 8 à 9 milliards d'euros par an.

  • Institutions

    Il veut élire au jugement majoritaire : l'électeur note chaque candidat au lieu d'en choisir un seul. Des conventions citoyennes tirées au sort verraient leurs propositions appliquées, et il propose un référendum d'initiative populaire. Le vote blanc serait reconnu. Les grands médias seraient gérés sans but lucratif, et la publicité y serait interdite.

  • Santé

    Il veut garantir l'accès aux soins partout : maisons de santé pluridisciplinaires, centres de formation médicale en zone rurale, unités de soins mobiles. Il veut augmenter les salaires des soignants et réduire leur charge de travail. Il propose d'ouvrir des lieux de fraîcheur publics pendant les canicules, pour ceux qui ne peuvent pas s'équiper.

  • Travail

    Si l'intelligence artificielle supprime des emplois, il veut répartir le travail restant. Une journée par semaine serait consacrée à la collectivité : soutien scolaire, aide aux aînés, jardinage. Il veut orienter la formation vers les métiers manuels, du soin et de l'agriculture, moins exposés à l'IA.

  • Logement

    Il veut supprimer l'avantage fiscal des meublés de tourisme dans les zones où le logement manque. Les résidences secondaires seraient taxées pour revenir vers la location, et les locations de vacances limitées dans les métropoles. Les pénalités payées par les communes sans assez de logements sociaux financeraient la construction de logements sociaux.

  • École

    Il veut revaloriser le salaire des enseignants, parmi les moins payés des pays développés. Le budget de l'éducation ne baisserait pas malgré la baisse du nombre d'élèves. Le primaire et le collège seraient recentrés sur les matières fondamentales, avec moins d'élèves par classe. Il veut limiter fortement les écrans jusqu'au collège, et consacrer les après-midis au sport, aux arts et aux sorties nature.

  • Immigration

    Les demandes d'asile seraient examinées dans les ambassades, les consulats ou aux frontières de l'Union européenne. Il veut créer un statut international de réfugié climatique. Les arrivants seraient répartis sur le territoire, avec un accompagnement médical, psychologique et professionnel. Les expulsions viseraient d'abord les personnes qui menacent l'ordre public.

  • Agriculture

    Il veut des prix planchers pour garantir un revenu aux agriculteurs. Les importations qui ne respectent pas les normes européennes seraient bloquées, et les accords de libre-échange révisés. Il soutient l'agroécologie : diversification des cultures, haies, aide à l'installation.

  • Numérique

    Il propose un « parlement des choix techniques », composé de citoyens tirés au sort et d'experts, pour décider des usages de l'intelligence artificielle. Il veut une vérification d'âge sur les plateformes et un débat sur la fin de l'anonymat en ligne.

  • Sécurité

    Il veut une police de proximité mieux formée, et des magistrats indépendants dans les organes qui contrôlent la police. Il veut réformer les conditions de détention et développer les peines alternatives.

  • Villes et campagnes

    La ruralité est la première cible de sa campagne. Il veut clarifier qui fait quoi entre l'État et les collectivités, et donner des moyens techniques et financiers aux petites communes.

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Portrait de Édouard PhilippeÉdouard PhilippeHorizons

Son parcours

Édouard Philippe a été Premier ministre d'Emmanuel Macron, de mai 2017 à juillet 2020.

Il est maire du Havre, une grande ville de Normandie. Il a créé son parti, Horizons, en 2021.

Comme Premier ministre, il avait déjà porté une réforme des retraites. Elle a été retirée après le conflit social de l'hiver 2019-2020.

Ses points clés

  • Retraite

    C'est sa proposition la plus tranchée. Il veut reculer l'âge de départ au-delà de 64 ans. Il veut aussi qu'environ 15 % de votre retraite vienne d'une épargne placée. Aujourd'hui, votre pension est payée par les cotisations de ceux qui travaillent, et rien n'est placé. Il propose de soumettre ce changement à un référendum dès son élection.

  • Travail

    Si vous perdez votre emploi avant 50 ans, vous seriez indemnisé pendant douze mois au maximum. Il veut aussi baisser le coût du travail pour les entreprises : c'est l'une de ses six priorités économiques.

  • Institutions

    Il veut dissoudre l'Assemblée nationale dès son élection, pour provoquer de nouvelles élections des députés. Il y aurait moins de députés, et 30 % d'entre eux seraient élus à la proportionnelle : chaque parti obtiendrait un nombre de sièges proche de son score. Il annonce trois référendums : sur les retraites, sur l'obligation d'un budget à l'équilibre, et sur le droit de gouverner par ordonnances en matière de santé, d'école et de justice. Il refuse en revanche le référendum d'initiative citoyenne, réclamé par plusieurs autres candidats.

  • Santé

    Il veut un grand service public de santé, dirigé depuis les territoires plutôt que depuis Paris. Il annonce des recrutements massifs de soignants. Il veut créer une cinquième branche de la Sécurité sociale, consacrée aux personnes qui perdent leur autonomie en vieillissant.

  • Défense

    Il propose un service militaire volontaire : au moins 50 000 jeunes formés chaque année, s'ils le souhaitent. Il abandonne l'idée d'un service national obligatoire pour tous. Il défend une défense européenne solide, capable de se passer des États-Unis.

  • Immigration

    Il assume de faire venir des travailleurs étrangers quand l'économie en a besoin, et cite l'Italie, qui a délivré 500 000 visas de travail. En échange, il veut restreindre la venue des familles. Il veut renouer des relations normales avec l'Algérie, pour débloquer les expulsions.

  • Logement

    Il est contre la prolongation de l'encadrement des loyers après 2026. Cette règle limite le prix que peut demander un propriétaire dans certaines villes. Il veut alléger les normes de construction pour faire baisser les coûts.

  • Budget de l'État

    Il refuse de geler la dette, comme le propose Jean-Luc Mélenchon : la France finirait, dit-il, « interdit bancaire ». Il veut inscrire dans la Constitution l'obligation d'un budget à l'équilibre, et faire valider cette règle par référendum.

  • Économie

    Il veut alléger les impôts et les cotisations des entreprises, et simplifier les règles, sans tout casser : il se décrit « ni Thatcher, ni Macron ». Ses six priorités sont les impôts des entreprises, le coût du travail, la simplification, l'équilibre entre écologie et compétitivité, la recherche, et l'indépendance vis-à-vis des États-Unis. Il n'a pas publié de chiffrage d'ensemble.

  • Handicap

    La cinquième branche de la Sécurité sociale qu'il propose financerait la perte d'autonomie. C'est le seul dispositif de ce type proposé au centre et à droite.

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Portrait de Florian PhilippotFlorian PhilippotLes Patriotes

Son parcours

Florian Philippot est un ancien haut fonctionnaire. Il a été vice-président du Front national de 2012 à 2017, puis député européen jusqu'en 2019.

Il préside Les Patriotes, qu'il a fondés en 2017.

En 2022, il n'avait obtenu qu'un seul parrainage d'élu sur les 500 nécessaires.

Ses points clés

  • Europe

    La sortie de l'Union européenne, qu'il appelle le Frexit, est la « clé de voûte » de tout son projet. Il veut aussi quitter l'euro, l'espace Schengen, la Cour européenne des droits de l'homme, l'OTAN et l'Organisation mondiale de la santé. Il attend 20 milliards d'euros d'économies par an de la seule fin de la contribution à l'Union européenne. Il veut mettre fin aux accords de libre-échange signés par l'Union, et jouer un rôle de médiateur pour la paix en Ukraine.

  • Économie

    Il veut revenir au franc, sur la base d'un nouveau franc pour un euro. La dette serait convertie en francs. Il ajouterait 10 % de droits de douane sur la Chine ou le Mercosur, pour 7 milliards d'euros de recettes par an. Il veut alléger la fiscalité des artisans, des très petites et des petites entreprises.

  • Écologie

    Il veut sortir du marché européen de l'électricité et rétablir le monopole public d'EDF. Le prix de l'électricité serait, selon lui, divisé par trois. Il propose un moratoire total sur les éoliennes et le démantèlement de celles qui existent. Il veut investir dans le nucléaire de nouvelle génération et l'hydroélectricité, et maintenir la vente de voitures thermiques après 2035.

  • Immigration

    Sortir de Schengen et de l'Union européenne permettrait, selon lui, des contrôles permanents aux frontières. La sortie de la Cour européenne des droits de l'homme lui servirait à remettre en cause le regroupement familial. Il veut dissoudre Frontex, l'agence européenne des frontières, et exécuter immédiatement les obligations de quitter le territoire. Il vise 10 milliards d'euros d'économies par an sur ce qu'il appelle le coût de l'immigration.

  • Budget de l'État

    Il annonce 60 milliards d'euros d'économies et 74,8 milliards de recettes par an, sans hausse d'impôts. Le plus gros poste d'économies serait la suppression des doublons entre collectivités : 30 milliards. Il veut pouvoir emprunter directement auprès de la Banque de France, en abrogeant la loi de 1973.

  • Santé

    Il veut supprimer les agences régionales de santé et le Conseil de l'Ordre des médecins. Des centres de santé locaux prendraient en charge les soins courants et les urgences non vitales, l'hôpital se recentrant sur les cas lourds. Il défend la liberté vaccinale et veut sortir de l'Organisation mondiale de la santé.

  • Sécurité

    Il veut une police de proximité logée dans des commissariats de quartier. Les peines planchers seraient rétablies, avec une sanction dès la première infraction. Pour les mineurs, l'excuse de minorité ne s'appliquerait plus automatiquement. Il veut construire « des dizaines de milliers » de places de prison et expulser les détenus étrangers, qui représentent selon lui un quart des détenus.

  • École

    La moitié du temps scolaire en primaire serait consacrée à la maîtrise du français. Le collège unique disparaîtrait au profit de parcours différenciés, y compris l'apprentissage, dès 14 ans. Le salaire des enseignants serait revalorisé et leur formation recentrée sur les savoirs.

  • Institutions

    Il veut un référendum d'initiative citoyenne sur tout sujet, inscrit dans la Constitution. La Constitution ne pourrait plus être révisée que par référendum. Les élus définitivement condamnés pour corruption seraient inéligibles à vie. Il veut garantir l'usage de l'argent liquide et refuse l'identité numérique européenne.

  • Défense

    Il veut quitter l'OTAN et refuse toute armée européenne. La dissuasion nucléaire resterait strictement française, sans partage. Il veut arrêter les financements français à l'Ukraine.

  • Agriculture

    Une politique agricole française remplacerait la politique agricole commune européenne. Il veut rétablir des prix planchers garantis, ce qui suppose selon lui des droits de douane. Il veut interdire les insectes dans l'alimentation et l'abattage rituel sans étourdissement.

  • Handicap

    Il veut revaloriser et mieux former les accompagnants d'élèves handicapés. Il propose des places de crèche aménagées pour les tout-petits handicapés. Des unités spécifiques accueilleraient dès 55 ans les personnes handicapées vieillissantes en maison de retraite.

  • Numérique

    Il veut sortir des GAFAM en trois ans pour les données de l'État, hébergées sur des serveurs publics. Le code des outils publics serait libre et vérifiable, et les algorithmes opaques interdits dans la décision publique.

  • Retraite

    Il veut baisser l'âge de départ « si les Français le désirent », une fois la France sortie de l'Union européenne. Aucun âge ni montant n'est chiffré dans son document de septembre 2025.

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Portrait de Bruno RetailleauBruno RetailleauLes Républicains

Son parcours

Bruno Retailleau a été ministre de l'Intérieur de septembre 2024 à 2025. Il a dirigé les sénateurs Les Républicains pendant dix ans.

Au Sénat, il avait porté la loi immigration de 2023, en partie annulée par le Conseil constitutionnel. C'est ce qui le conduit aujourd'hui à vouloir changer la Constitution.

La sécurité et la justice sont au cœur de sa campagne.

Ses points clés

  • Sécurité

    Il veut construire 10 000 places de prison supplémentaires. Il annonce plus de policiers et de gendarmes. Les peines pour les délits violents seraient alourdies.

  • Immigration

    Il veut supprimer le droit du sol. Aujourd'hui, un enfant né en France de parents étrangers peut devenir français à sa majorité, sous conditions. Il veut faire baisser fortement les entrées légales et les aides versées aux étrangers. Pour lever les obstacles juridiques, il propose un référendum et une révision de la Constitution.

  • Budget de l'État

    Il veut réduire la dépense publique de 80 milliards d'euros. Il propose de supprimer entre 250 000 et 300 000 postes de fonctionnaires. Il refuse toute hausse générale des impôts.

  • Économie

    Il veut enlever 40 milliards d'euros de cotisations et de charges aux entreprises. Il annonce la suppression d'une centaine de normes jugées absurdes, dès les premières semaines. Il dit vouloir relancer la production, dans l'industrie comme dans les fermes.

  • Retraite

    L'âge de départ à la retraite bougerait tout seul, en suivant l'espérance de vie. Concrètement, si on vit plus longtemps, on travaille plus longtemps, selon une formule fixée à l'avance.

  • Logement

    Il vise un million de logements supplémentaires en cinq ans. Il veut diviser par deux les délais de chantier, avec une loi inspirée de la reconstruction de Notre-Dame : sept ans ramenés à trois. Il veut supprimer le ZAN, la règle qui limite la construction sur les terrains encore naturels.

  • École

    Il veut rapprocher le salaire des enseignants de la moyenne européenne. Il défend quatre axes : les enseignants, la transmission des savoirs, la liberté des établissements et l'autorité.

  • Santé

    Il veut resserrer les aides sociales et durcir les conditions pour y avoir droit. Il parle de lutter contre « l'assistanat ».

  • Écologie

    Il propose un grand plan nucléaire, présenté comme la clé de l'indépendance énergétique du pays. La suppression du ZAN, qu'il juge bloquant, fait partie du même ensemble.

  • Agriculture

    Il veut relancer la production agricole française, au même titre que l'industrie. Les normes qui pèsent sur les exploitations seraient allégées.

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Portrait de Fabien RousselFabien RousselParti communiste français

Son parcours

Fabien Roussel est né en 1969. Il a été journaliste, puis député du Nord de 2017 à 2024.

Il dirige le Parti communiste français depuis 2018. Il est maire de Saint-Amand-les-Eaux depuis 2025, réélu au premier tour en mars 2026.

Il avait obtenu 2,28 % des voix en 2022. Sa candidature pour 2027 a été soumise au vote des adhérents du PCF début septembre 2026.

Ses points clés

  • Pouvoir d'achat

    Le salaire minimum passerait à 1 700 euros net. Tous les salaires augmenteraient de 5 % « dès cette rentrée ». Il veut rétablir l'échelle mobile des salaires : ils suivraient automatiquement les prix. Le point d'indice des fonctionnaires serait revalorisé de 30 %.

  • Économie

    Sa mesure centrale est un fonds public de 500 milliards d'euros sur cinq ans, pour l'industrie, les services publics et le climat. Il créerait un pôle public bancaire à partir des banques existantes, pour financer ce fonds avec la Caisse des dépôts et la Banque centrale européenne. Il veut baisser les taxes sur les produits de première nécessité et le prix de l'électricité. À propos de TotalEnergies, il a déclaré : « s'il faut exproprier, nous le ferons ».

  • Retraite

    Il veut abroger la réforme des 64 ans et revenir à un départ à 60 ans. Aucune retraite ne serait inférieure au SMIC, et les pensions suivraient les prix. Il refuse toute retraite placée en Bourse.

  • Santé

    La Sécurité sociale rembourserait les soins à 100 %. Sa gestion serait rendue majoritairement à ceux qui cotisent. Il veut pré-recruter du personnel soignant, c'est-à-dire le payer pendant sa formation.

  • Écologie

    Il veut construire 20 réacteurs nucléaires EPR2 et doubler la production d'énergie sans CO2 d'ici 2050. Il veut diviser par deux les tarifs de l'énergie et sortir du marché européen de l'électricité. Les renouvelables se développeraient sous maîtrise publique. Il vise 2 millions de pompes à chaleur par an et 1 million de véhicules électriques à moins de 10 000 euros.

  • Logement

    Il veut construire 200 000 logements par an, financés par la Caisse des dépôts. 700 000 logements seraient rénovés chaque année pour qu'ils consomment moins d'énergie.

  • Sécurité

    Il veut créer 60 000 postes de policiers, d'enquêteurs et de douaniers. Il y consacrerait 2,5 milliards d'euros « dès maintenant » contre le trafic de drogue. Il défend une police de proximité et affirme son soutien aux forces de l'ordre.

  • École

    Il veut supprimer Parcoursup et la sélection à l'entrée de l'université. Il propose un revenu d'autonomie pour les étudiants, et un ministère de l'Enfance. 10 % des embauches des entreprises seraient réservées aux moins de 25 ans.

  • Impôts

    Il soutient la taxe Zucman sur les très hauts patrimoines : « une bonne proposition ». « Ce sont les plus riches qui doivent contribuer à réduire le déficit », dit-il. Il veut rompre avec les règles budgétaires européennes et renforcer la lutte contre la fraude fiscale.

  • Agriculture

    Il veut des prix planchers couvrant les coûts de production des agriculteurs, et un encadrement des marges des distributeurs. Il veut suspendre l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur. Il propose des outils publics de stockage des récoltes et des abattoirs de proximité.

  • Défense

    Il veut sortir du commandement intégré de l'OTAN et ratifier le traité d'interdiction des armes nucléaires. Il s'oppose aux 36 milliards d'euros supplémentaires prévus pour la défense d'ici 2030.

  • Numérique

    Il veut créer un pôle public du numérique, des puces électroniques jusqu'aux modèles d'intelligence artificielle. Les salariés auraient un droit de regard sur l'usage de l'IA dans leur entreprise.

  • Institutions

    Il veut redonner le pouvoir au Parlement et supprimer le 49.3, qui permet d'adopter une loi sans vote. Il propose un référendum d'initiative populaire et un droit de pétition. La proportionnelle, dit-il, « n'est pas la priorité ».

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Portrait de Ségolène RoyalSégolène RoyalParti socialiste

Son parcours

Ségolène Royal a été ministre à quatre reprises : de l'Environnement, de l'Enseignement scolaire, de la Famille, puis de l'Écologie et de l'Énergie de 2014 à 2017.

Elle a présidé la région Poitou-Charentes pendant dix ans, et la COP21 sur le climat en 2015-2016.

Elle était la candidate du Parti socialiste en 2007, battue au second tour avec 46,9 % des voix. Elle est candidate à la primaire de la gauche. Son programme complet n'est pas publié.

Ses points clés

  • Sécurité

    C'est le thème de son premier déplacement de campagne. « Avec moi, ce sera zéro tolérance pour les violences faites aux enfants », a-t-elle déclaré. Elle défend un « ordre juste » pour la sécurité du quotidien.

  • École

    Elle veut installer des caméras partout dans les écoles, les crèches et les Ehpad, pour empêcher les violences. Elle envisage aussi ce dispositif chez les assistantes maternelles, « en accord avec les salariés ». Elle critique le manque d'enseignants et leur rémunération, sans mesure chiffrée.

  • Impôts

    Elle veut rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune financière. Elle en fait un préalable : elle refuse tout débat sur les retraites tant que cette question n'est pas posée.

  • Retraite

    Elle refuse toute mesure sur les pensions avant le retour de cet impôt. Elle affirme que les pensions ne suivent pas la hausse des prix. Elle ne propose ni âge ni montant.

  • Écologie

    Elle veut appliquer les décisions de la COP21, qu'elle a présidée. Elle parle aussi d'« urgence énergétique » : agir contre la flambée des prix pour les PME et les agriculteurs. Elle rappelle avoir bloqué le prix de l'électricité en 2014, quand elle était ministre.

  • Europe

    Elle veut redonner à la France son rôle historique de « puissance médiatrice », pour une paix juste et durable.

  • Institutions

    Elle est opposée à une loi interdisant le voile dans la rue : « laissons les femmes tranquilles ».

  • Économie

    Elle veut redonner du pouvoir d'achat, relancer l'activité et combattre la hausse des prix, en gardant la protection sociale. Aucune mesure chiffrée n'est publiée.

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Portrait de François RuffinFrançois RuffinDebout !

Son parcours

François Ruffin est député de la Somme depuis 2017. Il est journaliste, fondateur du journal Fakir et réalisateur du film « Merci patron ! ».

Il préside le parti Debout ! depuis juin 2025.

Il est candidat à la primaire de la gauche unitaire, dont le scrutin est prévu le 11 octobre 2026. Son programme complet n'est pas encore publié.

Ses points clés

  • Travail

    C'est le cœur de sa campagne. Le SMIC passerait à 1 700 euros net par mois, et les bas salaires suivraient automatiquement les prix. Une prime obligatoire de 1 000 euros serait versée en urgence aux salariés modestes. Les heures travaillées avant 8 heures ou après 18 heures seraient payées double : 2,7 millions de salariés sont concernés. Il crée un statut des « travailleurs essentiels » pour 7 millions de personnes : le temps de trajet entre deux interventions serait payé.

  • Retraite

    Il veut annuler la réforme qui a porté l'âge légal à 64 ans. Pour les métiers pénibles, quatre trimestres cotisés donneraient droit à un trimestre de retraite en plus : 4,4 millions de salariés concernés. Il n'a pas publié d'âge légal général.

  • Impôts

    Il propose une taxe de 2 % par an sur le patrimoine des milliardaires. L'impôt sur le revenu comporterait une tranche à 94 % pour les revenus les plus élevés. Le budget de l'Élysée serait réduit de 20 millions d'euros.

  • Économie

    Il veut protéger 100 produits jugés stratégiques — alimentation, médicaments, acier — par des droits de douane et des quotas d'importation. Il assume de désobéir aux traités européens qui l'en empêcheraient, sans sortir de l'Union. Les aides publiques aux grandes entreprises seraient réduites. Les décisions sur les grandes entreprises industrielles passeraient devant les députés avant d'être validées.

  • Institutions

    Il veut le référendum d'initiative citoyenne, des conventions citoyennes et des jurys tirés au sort. Un ministre mis en examen quitterait immédiatement le gouvernement, et ne pourrait pas faire de lobbying pendant dix ans. L'immunité pénale du président serait supprimée, ainsi que la Cour de justice de la République. Il veut inscrire l'IVG dans la Constitution.

  • Santé

    Contre les déserts médicaux, il veut des centres de santé publics avec des médecins salariés. Il veut financer les urgences et mettre fin aux listes d'attente, et relever le « minimum vital ». Aucun montant n'est publié.

  • Agriculture

    Il veut des prix planchers fixés chaque année par l'État à partir des coûts de production. Les importations agricoles seraient taxées ; il s'oppose aux accords avec le Mercosur et le Canada. Les agriculteurs entrent dans son statut des travailleurs essentiels.

  • Immigration

    Il veut régulariser tous les travailleurs étrangers déjà présents en France. Il refuse en revanche de nouvelles filières d'immigration de travail, qu'il appelle « immigration patronale ». Les expulsions seraient « beaucoup plus ciblées et beaucoup plus effectives », centrées sur les troubles à l'ordre public.

  • Écologie

    Il donne la priorité à l'isolation des logements mal isolés : il évoquait 10 à 20 milliards d'euros par an en 2023. Sur le nucléaire, il renvoie la décision à un débat démocratique, éventuellement un référendum.

  • Défense

    Il veut sortir du commandement intégré de l'OTAN, réintégré en 2009. L'industrie de défense resterait sous contrôle de l'État. Il refuse à la fois « la vassalisation par les États-Unis » et la pression russe, et soutient l'Ukraine.

  • Sécurité

    Il veut une police de proximité et une justice accessible. Le gouvernement ne nommerait plus les procureurs, pour rendre le parquet indépendant.

  • Handicap

    Les AESH, qui accompagnent les élèves handicapés, font partie des travailleurs essentiels dont il veut relever les salaires et les carrières.

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Portrait de Marine TondelierMarine TondelierLes Écologistes

Son parcours

Marine Tondelier est élue municipale à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, depuis 2014.

Elle dirige Les Écologistes depuis 2022. Son parti l'a choisie comme candidate en décembre 2025, avec 86 % des voix.

Elle n'a jamais exercé de responsabilité nationale ni dirigé d'exécutif.

Ses points clés

  • Travail

    Elle veut porter le salaire minimum à 2 000 euros brut par mois. Brut veut dire avant les cotisations : cela fait environ 1 560 euros net. Pour que les petites entreprises puissent l'absorber, elle propose en contrepartie un grand plan d'aide aux PME. Elle se revendique d'une présidence « des petites et moyennes entreprises ».

  • Écologie

    C'est la condition de tout le reste, selon elle : « l'écologie permet la liberté ». Elle veut sortir des énergies fossiles, c'est-à-dire du pétrole, du gaz et du charbon. Elle veut aussi sortir du nucléaire. L'argent public versé aux activités polluantes serait supprimé.

  • Impôts

    Elle propose un nouvel impôt sur les très grandes fortunes.

  • Retraite

    Elle est contre la réforme des retraites en vigueur. Elle n'a pas encore chiffré ce qui la remplacerait.

  • Agriculture

    La fin des aides publiques aux activités polluantes touche directement l'agriculture intensive.

  • Institutions

    Elle veut une nouvelle République. Le président serait élu pour sept ans, une seule fois.

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